Création 2013

Mise en scène et chorégraphie: Pierre bolo
Assistante chorégraphique: Annabelle Loiseau
Danseurs: Mabrouk Gouicem, Nicolas Majou, Jérémi Coin, Hichem Serir Abdallah, Sanka Moukouri Bema, Slaem Mouhajir…en cours
Costumes: Hélène Lajoinie
Musique: en cours

Cie Chute Libre en co-production avec Trente Production ( Le Mans )

Sous l’impulsion de Olivier Lehuault (Trente Prod ), Pierre Bolo entame un nouveau projet de création.
Soucieux de la création Hip-hop, qu’elle soit représentée en théâtre, dans la rue, ou tout autre lieux, Nesto entame un nouveau projet « tout terrain » pour travailler une signature à la fois personnelle et porteuse de la culture dans laquelle il a grandit et murit.
Pour ce nouveau projet Nesto souhaite mixé le passé, et le présent de la danse Hip-hop pour que le visage, de ce qui à éduqué toute une génération de jeunes français d’ici ou d’ailleurs, croit en son avenir et ne s’effrite pas comme une vieille peinture.
Création ou Show, peu importe, l’idée est de « réinterpréter » la danse Hip-hop et slalomer entre ses différentes facettes.Elle est aujourd’hui métissée, authentique, bling-bling, parfois intellectualisée.
La danse hip hop est elle encore singulière ?

« Tout terrain »…

D’abord en terme de lieu, car la création à pour but de pouvoir exister et se jouer dans différents endroits et « s’y adapter ».
Des lieux « in » comme le théâtre, les chapiteaux, les halls ou hangars et les scènes diverses ou « out » comme une rue, une place, un parc ou un parking.
« Si adapter » veut dire jouer dans des conditions riches ou pauvre.Prendre en considération le lieux pour le décor, pour la lumière et la place du public.
Dans tous les cas cela implique un réel travail de prise d’espace pour que le sens et l’univers de la pièce ne disparaissent pas.

Entre la performance et une gestuelle moins démonstrative la notion « tout terrain » veut dire aussi accessible au néophytes comme aux experts de la danse.
La pièce est construite de flows éphémères sans cesse en mouvement pour qui contrastent et renforcent les moments d’immobilité.
Les « courants d’air » gravitent autour d’un décor simple, techniquement léger mais lourd en apparence; Un bloc, omniprésent, imperturbable, éternel.
Basées sur l’esprit et les attitudes HipHop, sur les techniques comme le Poppin’, le Break, les Acrobaties ou encore le Krump, l’écriture et la chorégraphie gardent aussi en main la maturité acquise sur scène.
Les corps sont des marqueurs de la fluctuation de l’air, stagnants, tourbillonnants, s’effilant discrètement, pour revenir violemment comme une bourrasque.
Seuls ou en groupe, les huit danseurs sont vêtus de capuches blanches.Insaisissables, ils font apparaitre et disparaitre leur visage, leur corps, leur identité. Ils sont absents de la scène, présents dans le public, et vice versa.
Pierre Bolo met ici en contre poids l’individualisme et l’esprit communautaire.
Il nous souffle une force de troupe et une subtilité dans chaque individu.Chacun renverse la vapeur pour surprendre de leur puissance personnelle, formant une armée de la délicatesse.