DRAFTERS

LES COURANTS D’AIR

Danseurs interprètes :
Jérémi Coin, Nicolas Majou, Hichem Serir Abdallah, Lino Merion,
Salem Mouhajir, Thomas Badreau, Annabelle Loiseau, Pierre Bolo
Lumière :
Nicolas Tallec
Costumes :
Annabelle Loiseau et Richard Cousseau
Musique créer et arrangée par :
Yvan Talbot et Pierre Bolo
Crédits photos :
Stéphane Tasse

Soucieux de la création hip hop, qu’elle soit représentée en théâtre, dans la rue, ou tout autre lieu, Pierre Bolo entame un nouveau projet pour travailler une signature personnelle et porteuse de la culture dans laquelle il a grandi et muri.
Pour ce nouveau projet, Pierre souhaite mixer le passé et le présent de la danse hiphop, pour que le visage de ce qui a éduqué toute une génération de jeunes français d’ici ou d’ailleurs, croit en son avenir et ne s’effrite pas comme une vieille peinture. Autrement dit, qu’il s’agisse de la sensibilité, de la poésie d ‘une création chorégraphique ou de la technicité démonstrative du Show, l’idée est de réinterpréter la danse hiphop. Elle est aujourd’hui métissée, authentique, bling-bling ou intellectualisée, et ses différentes facettes ne doivent pas lui faire perdre son épiderme.

 » Le public, les journalistes, les études, certains professionnels du spectacle axent souvent leur regard sur les battles ou à contrario sur la danse contemporaine.
Abstraite ou narrative, il est de fait que la fresque graffiti s’impose sans ambiguïté au regard du spectateur et l’on ne se demande pas si c’est hiphop ou contemporain.
Pourquoi y a t- il deux appréciations, deux considérations de la danse urbaine?
La danse hiphop est elle encore singulière? »

Drafters : Les courants d’air

«Draft» : vient de l’anglais «draugh» qui signifie courant d’air.
Le «draft» est aussi un jet, et plus qu’un brouillon , il est une esquisse.
« L’esquisse est l’oeuvre dans laquelle les peintres se livrent à tout le jeu de leur imagination pour marquer leurs intentions, l’ordre et le caractère. Parce qu’elles contiennent ordinairement une franchise, une liberté, un feu, une hardiesse, des touches fortes et spirituelles, elles indiquent l’essentielle d’un travail et constituent communément une fougue que le tableau n’a pas…»
«Drafters», comme un crew, comme une personnification de ceux qui soufflent l’esquisse du mouvement, d’une composition, d’un univers.

« Les courants d’air sont pour moi comme la danse, des flows paradoxalement éphémères et éternels.
Ils peuvent être incarnés par les corps en mouvement qui créent, suggérent, ou sont marqueurs de dynamiques turbulentes.
Ils sont l’esquisse, les lignes, ils sont le souffle, ils sont âmes.L’âme du mouvement, l’âme de la peinture, l’âme des gens. »

Pierre Bolo renoue des liens avec une création moins narrative. Accompagné par Annabelle Loiseau, il cherche à créer un spectacle de corps insaisissables qui par nécessité et comme une autre vérité que celle des créations «théâtrales», propose une écriture purement dansée, intuitive, où le mouvement parfois plus instinctif ne manque pas d’être sensé.
Le temps aussi est important. La pièce est construite de flux impétueux, révoltés, qui contrastent et renforcent les moments d’ immobilité. 
Les corps et les danses sont des marqueurs de la fluctuation de l’air, ils stagnent, tourbillonnent, disparaissent discrètement pour revenir violemment comme une bourrasque. 
Les huit danseurs sont vêtus de capuches et installent un mystère. Fantômatiques, ces pirates font du plateau un monde interlope. Ils font apparaitre et disparaitre leur visage, leur corps, leur identité dansée. Ils se rendent insaisissables et gérent un trafic du rythme en étant absents de la scène, présents dans le public, et vice versa. La combinaison des ensembles et des solos s’organise aussi rapidement qu’elle se déconstruit, comme le témoin d’une génération mobile.. Au fur et à mesure le spectateur discerne l’empreinte de chaque interprète, de celle du groupe, qui grâce à une gestuelle vive, qui ne cesse de jongler entre l’attente et la stupeur.

Pierre Bolo nous souffle une force de troupe et une subtilité dans chaque individu. Chacun renverse la vapeur pour surprendre de sa violence personnelle, formant une armée de la délicatesse. Surprendre ; soi-même, surprendre les interprètes, surprendre la création hip hop en la déconstruisant, et la reconstruisant, surprendre le public comme un courant d’air en pleine nuque, le faire frissonner en étant autant proche de lui que sur la scène, en claquant les portes d’entrées et de sorties, en envahissant l’espace d’ assault et disparaissant de suite.
Une chorégraphie et un esprit assurément hip hop qui flirte avec une valorisation de ces codes ( techniques, stylistique, musiques…) pour en faire des outils d’écriture, de signature, crédibles et sensibles, gardant en main l’ouverture, la maturité et l’émancipation acquises sur les plateaux.

 » Aujourd’hui, on ne sait plus où aller, où donner de la tête. L’art a de nombreux visages , la politique et la citoyenneté sont effacées par l’économie qui disparait pour certain et afflux pour d’autres. Entre l’abondance et le vide, la violence et les caresses, l’ individu et la communauté, les courants d’air est un sujet d’autant plus insaisissable que notre époque. « 

Le décor zéro

La scénographie du spectacle sera défini par chaque lieu : L’espace, l’architecture, les ouvertures, la place du public. Ils seront aussi les outils de la mise en scène. «Les courants d’air» circulent autour et à l’intérieur de la scène, ils investissent l’espace global y compris celui du public. Les cotés cour et jardin seront dénués de pendrillons, le plateau, avec ou sans tapis de danse selon les possibilités du lieu d’ accueil, sera mise à nu et re-appropriée par une lumière conceptualisée pour la chorégraphie. L’atmosphère du lieu sera en corrélation avec l’univers du spectacle.

La création a pour but de pouvoir se jouer dans différentes situations et s’y adapter. Des lieux in comme le théâtre, les chapiteaux, halls, hangars et scènes diverses ou out comme une rue, une place, ou un parking. Une adaptation qui signifie pouvoir jouer dans des conditions techniques moindres mais cela implique dans tous les cas un réel temps de travail en amont pour s’approprier l’espace proposé. Suivant les conditions, le danger est que la chorégraphie perde en qualité et que l’univers se défasse de son sens. Même si il n’y a pas de décor, que le plan lumière est simple à mettre en place, le montage n’est pas technique mais pour ainsi dire « corporel ».

«…Because there is nothing new under the sun
whatever we do its already been done
they say there cannot be two number ones
still i feel like its only just begun…»
Promoe

«One thing I want to assure them,
If they think I’m going to change
or compromise my attitude and my way of life
or in my expression or in my goal…
What’s politics?
They are making me stronger
And I am much much stronger now.»
Fela Kuti

Production :
Cie Chute Libre
Diffusion :
V.I.A. (Virus d’Intérêt Artistique)
Co-production et soutien :
Ministère de la culture, DRAC Pays de la Loire – Région des Pays de la Loire – Département de Loire Atlantique – Ville de Nantes – La Fabrique Dervallières
Parc de la Villette – WIP La Villette – Centre Chorégraphique National de La Rochelle, Kader Attou / Cie Accrorap
Centre Chorégraphique National du Nord Pas de Calais / Carolyn Carlson
Centre Chorégraphique National de Créteil et Val de Marnes, Mourad Merzouki / Compagnie Käfig
CNDC Châteauvallon – Musique et Danse en Loire Atlantique – Centre Culturel de Segré – Pays Segréen
Villages en Scène – Trente Production – Le Champilambart, Espace Culturel de Vallet – Spedidam
Remerciements :
Olivier Lehuault – Philippe Chamaux – David Bobee – Nicole Gautier – Sonia Soulas – Christian Tamet – Aurore Chevalier – Chloé Lenôtre – Etienne Bonduelle – Bandy

Calendrier

Le  23 février 2016 à La Glacerie (50) / Théâtre des miroirs
Le 28 janvier 2016 à Bressuire (79) / Scène de Territoire, Le Théâtre
Le 15 janvier 2016 à Couéron (44)

Le 30 janvier 2015 à Segré / Centre Culturel
Le 28 janvier 2015 à Cholet / Jardin de Verre
Le 22 janvier 2015 à Nantes / Théâtre Universitaire
Le 20 janvier 2015 à Mondeville
Le 15 janvier 2015 à Morteau

Le 23 octobre 2014 à Clermont-Ferrand / Trans’Urbaines
Le 21 octobre 2014 à Pessac / Pessac en scène
Le 14 octobre à La Flèche (72)
Le 9 octobre 2014 à Albertville / Le Dôme
Le 8 mars 2014 en Avignon / Les Hivernales
Le 2 et 3 Avril 2014 à Paris La Villete / Festival Hautes Tension
Le 16 Mai 2014 à St Mars La Jaille
Le 30 Mai 2014 à Aubervillers / L’Embarcadère )

Le 11 octobre 2013 à Faye d’Anjou / Pôle Culturel
Le 17 octobre 2013 à La Rochelle / CCN de La Rochelle
Le 14 novembre 2013 à Arques / Centre Culturel Balavoine
Le 15 Novembre 2013 à Lille / Maison Folie de Wazemmes
Le 19 novembre 2013 à Challans / Théâtre municipal
Le 21 novembre 2013 à Vallet / Le Champilambard

Répétitions

Du 30 septembre au 16 octobre 2013 au Centre Chorégraphique National de La Rochelle
Du 16 au 26 septembre 2013 : WIP La Villette à Paris
Répétition publique le 24 septembre: 19h
Du 9 au 14 septembre 2013 : Studio 783 à Nantes
Répétition publique le 12 septembre: 18h
Du 2 au 6 septembre 2013 : au Champilambart à Vallet
Les 28 et 29 octobre 2013 : Le Grand T à Nantes
Du 21 au 24 octobre 2013 : Le Quatrain Espace Culturel
Du 1er au 5 juillet 2013 : Le Quatrain Espace Culturel
Le 5 février 2013 : La Fabrique Nantes Répétition publique
Du 3 au 6 janvier 2013 : La Fabrique Nantes
Du 14 au 21 avril 2013: La Fabrique Dervallières à Nantes
Du 29 avril au 17 mai 2013: Pôle Culturel de Faye d’Anjou – Centre culturel de Segré
Du 18 au 26 juin 2013: Centre Chorégraphique National de Roubaix / Carolyn Carlson