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À propos

Sur scène, 6 danseurs hip hop, 6 projecteurs.
Dans le noir du théâtre, une lueur jaillit, une silhouette s’installe. Sur un air d’opéra, les six danseurs apparaissent, indomptables, témoins une époque mouvante.
Mais ils ne sont pas seuls, le rythme urbain est bien là…
Les corps chauffent car les projec- teurs sont des partenaires de scène, compagnons d’une danse vitaminée qui se construit entre ombre et lumière.
Dans cette forêt électrique, chacun veut encore croire en la possibilité d’être quelqu’un. Flash Players fait de la danse et de la lumière des armes poétiques pour lutter contre la torpeur.Avec cette onzième pièce la Cie Chute Libre porte l’esprit d’une fabrique hiphop du spectacle vivant grâce à une signature chorégraphique singulière.

«Nous étions des enfants de la classe moyenne d’un pays moyen d’ Occident, deux générations après une guerre gagnée, une génération après une révolution ratée…
Nous avions été éduqués et formés par les livres, les lms, les chansons – par la promesse de deve- nir des individus. Je crois que nous étions en droits d’attendre une vie différente. Nous avons fait des études – un peu, suf samment, trop -, nous avons appris à respecter l’art et les artistes, à aimer entreprendre pour créer du neuf, mais aussi à rêver, à nous promener, à apprécier le temps libre, à croire que nous pourrions tous devenir des génies, méprisant la bêtise et détestant comme il se doit la dictature et l’ordre établi…
Nous avons souffert la société comme une promesse deux fois déçue. Certains s’y sont faits, d’autres ne sont jamais parvenus à le supporter. Il y a eu en eux une guerre contre tout l’univers qui leur avait laissé entr’apercevoir la vraie vie, la possibilité d’être quelqu’un et qui avait sonné, après l’adolescence, la n de la récréation des classes moyennes…
On nous demandait de renoncer à l’idée illusoire qu’ils se faisaient de la liberté et de la réalisation de soi, pour endosser l’uniforme invisible des personnes.»

Faber
Tristan Garcia I  Éditions Gallimard

Mise en scène et chorégraphie: Pierre Bolo et Annabelle Loiseau
Danseurs interprêtes: Gabriel Um Tegue, Floriane Leblanc, Kevin Ferré, Andrege Bidiamambu, Annabelle Loiseau ou Lise Dusuel, Abdeslam Mouhajir ou Pierre Bolo
Texte : d’après «Faber» de Tristan Garcia ( édition Gallimard )
Création lumière: Mickaël Leroux
Création et adaptation musicales: Pierre Bolo avec la voix de Johann Weber
Costumes: Annabelle Loiseau
Crédit photos: Cie Chute Libre, Patricia Martinez, Florent Sorin
Remerciements: Maurice Courchet

Co-production et Soutien :
Ministère de la culture, DRAC Pays de la Loire dans le cadre du renouvellement de l’aide à la compagnie
Région des Pays de la Loire
Ville de Nantes
La Fabrique à Nantes
Le Pont Supérieur ( Pôle d’Enseignement Supérieur Spectacle Vivant )
Cie Chute Libre
Festival Tout Simplement HipHop – Association Da Storm