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“…un trio brûlant d’une sorte de spleen et d’idéal.”

Dans le noir de la scène…
Un projecteur s’allume comme un levé de soleil. Une silhouette s’installe en contrejour, deux, puis trois… Apparaissent alors trois hommes en costume cravate qui se déplacent solennellement comme dans un «funeral» jazz où la tristesse des vivants se danse. Mais ici, personne n’est mort, le hip hop non plus, au contraire il chauffe les postures et les attitudes des trois danseurs. Une photo…Telle une pochette d’album d’un blues band, elle introduit une basse, un beat, la chaleur d’un groove au milieu des pieds de micro. Et la lumière s’intensifie… Un cadre d’ampoules à l’image du miroir d’une loge d’artistes s’illumine et défini un nouvel espace théâtre. La musique tape et l’énergie échauffe les corps.
«Les trois hommes de la photo» sont des «bboys», danseurs de feu au corps consumés avec le temps qui passe, la gueule cramée par le sol. Ils sont habillés comme ce qu’ils ne représentent pas, de manière à mettre en relief leur vocabulaire, leur états d’âmes , ce qu’ils sont, brûlant de passion pour ce qu’ils font. Ils nous en parlent, ils nous le dansent, incandescents comme la lumière devenue un partenaire.
De la mélancolie du blues jusqu’à l’énergie positive du manifeste hip hop, en passant par un univers de studio de cinema, le chorégraphe nantais Pierre Bolo propose un trio brûlant d’une sorte de spleen et d’idéal.

MISE EN SCÈNE ET CHORÉGRAPHIE
Annabelle Loiseau et Pierre Bolo

DANSEURS INTERPRÈTES
David Normand, Thomas Badreau
Pierre Bolo ou Nicolas Majou

TEXTE
Pierre Bolo

d’après une interview de Jacques Brel en 1971 à Knokke en Belgique
avec l’aimable autorisation de France Brel et la Fondation J.Brel

CRÉATION ET ADAPTATION MUSIQUE
Pierre Bolo

CRÉATION LUMIÈRE
Nicolas Tallec

RÉGIE LUMIÈRE
Mickael Leroux

COSTUMES
Annabelle Loiseau

PHOTOS
Cie Chute libre

Ministère de la culture, DRAC Pays de la Loire
dans le cadre du renouvellement de l’aide à la compagnie

Région des Pays de la Loire

Ville de Nantes

La Fabrique à Nantes

Musique et danse et Loire Atlantique

Le Grand T

DISTRIBUTION

MISE EN SCÈNE ET CHORÉGRAPHIE
Annabelle Loiseau et Pierre Bolo

DANSEURS INTERPRÈTES
David Normand, Thomas Badreau
Pierre Bolo ou Nicolas Majou

TEXTE
Pierre Bolo
d’après une interview de Jacques Brel en 1971 à Knokke en Belgique
avec l’aimable autorisation de France Brel et la Fondation J.Brel

CRÉATION ET ADAPTATION MUSIQUE
Pierre Bolo

CRÉATION LUMIÈRE
Nicolas Tallec

RÉGIE LUMIÈRE
Mickael Leroux

COSTUMES
Annabelle Loiseau

PHOTOS
Cie Chute libre

CO-PRODUCTION
SOUTIEN

Ministère de la culture, DRAC Pays de la Loire
dans le cadre du renouvellement de l’aide à la compagnie

Région des Pays de la Loire

Ville de Nantes

La Fabrique à Nantes

Musique et danse et Loire Atlantique

Le Grand T

Aucun spectacle pour le moment.

Aucun spectacle pour le moment.

“…incandescent comme la lumière devenue un partenaire…”

Qu’est que le projet Mad Men ?
C’est l’énergie, l’état d’âme et le vocabulaire de trois danseurs hiphop dans un univers hip hop blues.
Pourquoi ce titre Mad Men ?
Parce que Mad veut dire fou de quelquechose, dingue, passionné, et porte souvent un double sens. Un premier sens lumineux, qui part de l’amour des choses et un autre plus sombre qui irte avec les maux.
S’agit-il d’ un spectacle “ombre et lumière” ?
Pas exactement, car c’est plus intérieur, le point de départ est la notion de spleen et d’idéal.
Charles Baudelaire ?
Non, un registre plus commun que lyrique. Il est question pour moi de la mélancolie du blues et de l’énergie positive du manifeste hiphop.
Bien sûr, dans le sens où tout ce que je réalise et imagine est forgé par la musique, par ce qui entre dans mes oreilles. En l’occurrence, cette création est née de la trompette d ‘Eddie Henderson, de la soul 70’s, des beats hiphop, de la voix Tom Waits ou du ow de Eminem…
Y a t-il du texte dans la pièce ?
Oui, du moins une prise de parole. Je reprends des mots de Jacques Brel. Il s’agit d’un extrait d’une rare interview dans un bar de Belgique. Pour introduire une précédente création (La Cuisine de Pan), je l’ai remixée et utilisée comme bande son. J’ai souhaité dire ces mots et les rendre plus vivants sur ce trio.
Il y a donc trois danseurs ?
Oui, on est trois sur scène. On se retrouve après avoir dansé ensemble il y a presque dix ans. Cela dit nous sommes six sur la création de Mad Men. Quatre danseurs assurent trois rôles en cas de reprise, Annabelle Loiseau qui est chorégraphe associée et Nicolas Tallec à créé la lumière pour le cas d’une con guration scènique plus riche, comme pour la première au Grand T par exemple.
Combien de temps dure le spectacle , et quelle cette notion de configuration?
La pièce dure 30 minutes… Nous avons construit Mad Men de manière à pouvoir le faire en rue, sur scène, sous chapiteau ou dans des endroits insolites. On recréé l’espace théâtre en incluant la lumière dans notre espace de jeu. Une sorte de studio mobile avec lequel on a la possibilité de jouer dans des conditions scéniques dites «normales» ou plus rudimentaires…Pourquoi pas débarquer avec notre «matos» dans un lycée…
Quel est le décor de Mad Men ?
Un cadre d’ampoules qui dé nit l’espace (à l’image du miroir dans une loge), trois projecteurs, trois pieds de micro… et trois danseurs…Pour se sentir sur scène, nous avons apporté trois projecteurs dans la salle de répétitions et cela nous à permis non seulement d’être plus en jeu mais cela fait sens tout de suite. La lumière est devenue un partenaire comme nous «incandescent».
Incandescent ?
Oui, c’est le maître mot de cette création. Des corps et de l’énergie…Cela fait quinze ans que l’on brûle d’énergie, que le hiphop et la danse brûlent en nous, «que l’on se crâme la gueule sur le sol».
Quel a été le processus de ce travail?
Comme souvent la musique fait naître un univers et mes idées de mise en scène. Il en est de même pour la scénographie. Je soumets le vocabulaire chorégraphique pour créer avec les danseurs. Ceux-ci sont également force de proposition, auteur de eux même quelque part… La chorégraphie est ensuite cadrée par Annabelle Loiseau, avec qui j’ai créée Chute Libre. Elle est une force de par sa vision complémentaire.
Y a-t-il un lien avec vos précédents spectacles ?
J’ ai aujourd’hui envie de réinterprèter mes origines artistiques. Pour cela le processus chorégraphique est plus précis et le vocabulaire plus affirmé. Le caractére hip hop transpire dans le fond et dans la forme. Je travaille aussi sur une nouvelle approche de la scénographie pour des raisons plus techniques voir économiques. Le tout est d’assumer une signature, assumer ce que l’on est.Il s’agit d’un nouveau chapitre de créations qui inclus aussi le spectacle «DRAFTERS, Les Courants d’Air». Un projet plus conséquent avec 8 danseurs, mais qui s’inscrit dans ce même deuxième cycle, en miroir du premier.

“…20 ans que l’on brûle d’énergie hiphop, que l’on se crame la gueule au sol…”